HALAKHA N 40 PESSAH 1 (pdf)

HALAKHA N° 40 PESSAH 1 (pdf)

Plus de détails

40
Nouveau
 
En savoir plus

KADESH 1. On doit se procurer pour le Séder un bon vin rouge. A défaut de vin rouge, on peut prendre du vin blanc ou du vin de raisins secs ou bien du jus de raisins. 2. On remplit une coupe de vin pour chacun. La coupe doit contenir au minimum le volume d'un Réviit (86 centilitres ou 150 selon une opinion plus stricte). 3. Il est recommandé de rincer la coupe avant de l'utiliser pour le Kidouch. On a l'habitude d'ajouter au vin une petite quantité d'eau (Méziga): trois gouttes suffisent. Pour le vin de raisins secs la Méziga n'est pas nécessaire. C'est un signe d'estime pour la Mitsva que de remplir le verre jusqu'à le faire déborder. Le chef de famille ne se versera pas lui-même le vin mais fera remplir sa coupe par un autre en signe de liberté, de même pour tous les convives. 4. Avant la récitation du Kidouch, le chef de la maison doit recommander à sa famille d'écouter attentivement sans parler et de répondre Amen à la fin du Kidouch. Les enfants auront des petites coupes individuelles. Ces quatre coupes correspondent aux quatre expressions différentes contenues dans la promesse divine de Guéoula, comme il est écrit: "Je vous sortirai ... Je vous délivrerai.. Je vous affranchirai.. Je vous adopterai pour peuple" (Exode 6). 7. Même si cela est difficile, il faut faire un effort pour boire les quatre coupes. Ce n'est que pour des raisons de santé qu'on en est exempt et dans ce cas on dira le Kidouch sur les Matsot. 8. Avant de dire la Bérakha: Boré Péri Haguéfène sur le vin du Kidouch, il faut penser à inclure également dans cette Bérakha la deuxième coupe, que l'on va boire après la Hagada sans répéter la Bé- rakha sur le vin.

OUR 'HATS 1. On fait Nétilat Yadayim (ablution rituelle des mains) sans prononcer de Bérakha, comme il se doit chaque fois que l'on veut consommer un comestible quelconque trempé dans un liquide (dans ce cas le céleri trempé dans l'eau salée). 2. Il est recommandé d'éviter toute conversation depuis cette Nétila et jusqu'après la consommation du céleri. 3. Cette Nétilat Yadayim s'effectue selon les mêmes règles que pour Nétilat Yadayim précédant la consommation du pain ou de la Matsa. On ne doit pas se contenter de mouiller ses doigts mais il faut verser l'eau sur toute la main jusqu'au poignet. 5. Le Kidouch se dit debout. On lève d'abord la coupe avec les deux mains pour la tenir après de la main droite . On récite le Kidouch tel qu'il figure au début de la Hagada. On finit le Kidouch par Chéhé'héyanou, les deux soirs. A la fin du Kidouch on boit toute la coupe, ou au moins la plus grande partie, accoudé sur le côté gauche, également en signe de liberté. Si on ne la boit pas dans cette position on ne remplit pas son obligation. 6. La coupe du Kiddouch est la 1ère des 4 coupes de vin que tous, aussi bien hommes que femmes, ont l’obligation de boire durant le Séder.

CARPAS (CELERI) 1. On dit la Bérakha: Boré Péri Haadama et on mange un petit morceau de céleri (inférieur au volume d'une grande olive) trempé dans de l'eau salée ou du vinaigre. 2. Au moment de dire la Bérakha: Boré Péri Haadama, il faut penser à inclure également la laitue (maror) que l'on mangera plus tard. 3. On n'est pas tenu de consommer le carpas incliné sur le côté gauche mais dans certaines coutumes, on le mange accoudé.

YA 'HATS 1. On rompt la Matsa du milieu en deux, on remet la plus petite moitié entre les deux autres Matsot et on enveloppe dans une serviette l'autre moitié que l'on destine à l'Afikomen. Certains ont la coutume de jeter l'Afikomen dans une serviette sur l'épaule imitant ainsi la façon dont eut lieu l'exode de nos pères. 2. Si une des trois Matsot est déjà brisée, on l'utilise comme Matsa intermédiaire puisque de toute façon celle-ci doit être rompue.

MAGUID (RECITATION DE LA HAGADA) 1. On remplit de nouveau les coupes de vin et on fait la lecture de la Hagada, récit de la sortie d'Egypte comme la Torah nous le recommande le soir de Pessa'h (Exode 13, 8), afin que les miracles que D. réalisa en faveur de nos ancêtres soient présents dans notre esprit. On peut lire la Hagada assis dans une position normale sans s'incliner sur le côté. Il faut faire régner une ambiance de joie et de sainteté et se garder de toute attitude irrespectueuse, rires ou légèreté d'esprit. On lit la Hagada soit dans le texte hébreu, soit traduite dans toute autre langue que l'on connaît. Bien qu'on puisse se contenter de la réciter en hébreu, il est préférable de l'expliquer dans la langue que les autres comprennent. 2. On ne doit pas lire la Hagada en hâte, de façon expéditive, mais bien prononcer chaque mot. S'il y a des enfants à table qui risquent de s'endormir au milieu du récit, on peut se dépêcher afin qu'ils restent éveillés au moment de la consommation de la Matsa et du Maror, et être ainsi initiés à ces Mitsvot. 3. Les femmes ont également l'obligation de raconter la sortie d'Egypte. Si elles ne savent pas réciter la Hagada, elles s'acquittent de leur devoir en l'écoutant. Si elles ne comprennent pas le récit en hébreu, il faut le leur traduire. 4. II est recommandé d'animer la lecture de la Hagada par des explications verbales et des commentaires tirés du Midrach ou du Talmud. 5. Il est interdit d'interrompre la Hagada pour parler de sujets qui n'ont pas rapport avec le Séder, à moins qu'il ne s'agisse d'une question urgente. 6. Au moment de réciter Ha La'hma Ania « Voici le pain de misère », on a l'habitude de lever et de montrer la Matsa qu'on a rompue. 7. Lorsqu'on arrive à Ma Nichtana on enlève le plateau du Séder de la table afin d'éveiller l'intérêt des enfants qui voudront savoir pourquoi ce soir se différencie des autres soirs. 8. On remet ensuite le plateau à sa place et on récite Avadim Hayinou où nous exposons les raisons de notre attitude et nous donnons ainsi réponse aux questions posées. 9. Si on est seul à table, on posera soi-même les questions et on y répondra. La récitation de la Hagada est obligatoire et on ne peut manger qu'après avoir raconté les miracles qu'accomplit le Créateur pour nos ancêtres en Egypte. 10. Pendant la récitation de la Hagada, les Matsot resteront découvertes. On ne les couvrira que pendant la lecture du morceau Hi Chéamda jusqu'à Matsilénou Miyadam, car on lève alors la coupe de vin et chaque fois que l'on fait une louange à D. sur le vin, il faut couvrir le pain ou la Matsa. Au moment de mentionner les dix plaies infligées aux Egyptiens, depuis Dam Vaech Vétimerot Achane, puis Elou Essère Maccot.. Dam, Tséfardéa..., le chef de famille verse au fur et à mesure des gouttes de vin de sa coupe dans une bassine contenant de l'eau, au total 16 fois. Certains ont l'habitude de verser toute la coupe puis de la rincer et de la remplir à nouveau; (l'usage veut qu'on ne fixe pas le regard sur le récipient au moment où le vin y est versé). 11. En disant Matsa Zo et Maror Zé (cette Matsa, ce Maror, que nous mangeons), le chef de famille fait le geste de les lever et de les montrer; mais en disant Pessa'h Chéhayou (l'agneau pascal que nos ancêtres mangeaient), il se contentera de montrer du doigt le morceau de viande que l'on place dans le plateau sans le lever. 12. En arivant à la louange Léfikhakh Ana'hnou 'Hayavim, les membres de l’assistance lèvent la coupe de vin (on couvre alors les Matsots), jusqu’à la fin de la Bérakha: Baroukh Ata A. Gaal Israël. On boit alors tout de suite la 2ème coupe assis et accoudé sur le côté gauche.

RA’HTSA (NETILAT YADAYIM POUR LE REPAS) 1. On fait Nétilat Yadayim, ablution rituelle des mains obligatoire qui précède la consommation de la Matsa. On a l'habitude de réciter le verset: Séou Yédékhem Kodech Oubarékhou Eth Ado-nay On dit ensuite la Bérakha: Baroukh Ata Ado-nay Elo-hénou Mélekh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou AI Nétilat Yadayim. On ne fera aucune interruption verbale jusqu'à la consommation de la Matsa. 2. Au moment de faire Nétilat Yadayim, on doit prendre les dispositions pour observer strictement à l'avenir toutes les règles qui y sont relatives et d'éviter de se relâcher.

MOTSI MATSA (consommation de la Matsa) 1. C'est le soir du Séder qu'on remplit l'obligation de la Torah de manger la Matsa. 2. On soulève les trois Matsot Chémourot, (les deux entières et la demi Massa intermédiaire) et on prononce la Bérakha habituelle sur le pain: Baroukh Ata Ado-nay Elo-hénou Mélekh Haolam Hamotsi Lé'hem Mine Haarets. On pose ensuite sur le plateau la Matsa inférieure, et tenant ensemble la Matsa supérieure et la demi-Massa intermé- diaire, on récite la deuxième Bérakha suivante spécifique à la consommation de la Massa: Baroukh Ata Ado-nay Elo-hénou Mélekh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Akhilat Matsa. (Béni sois-Tu... Qui nous a par ses préceptes introduits dans la Kédoucha et nous a ordonné de manger la Matsa). Après ces deux Bérakhot on rompt un morceau de la grandeur d'un Cazayit (28 grammes) de la Matsa entière et un autre Cazayit de la demi-Matsa, pour chacun des convives, et on les mange ensemble, accoudé sur le côté gauche, sans interruption, dans un laps de temps qui ne doit pas dépasser 4 minutes. Si on ne peut pas manger toute cette quantité, on peut se contenter de prendre un seul Cazayit, qui est la quantité minimum pour remplir son obligation. Si on n'a pas mangé la Matsa accoudé, on ne remplit pas son obligation et on doit prendre un autre Cazayit de Matsa dans la position requise. 3. Ceux qui ne peuvent pas mâcher la Matsa dure, peuvent la ramollir en la trempant dans de l'eau froide, (pas dans de l'eau chaude), mais pas au point qu'elle s'effrite. 4. Depuis le moment où l'on dit la Bérakha: Al Akhilat Massa jusqu’à Korekh, on doit avoir soin de ne pas parler de sujet qui n’ont pas de rapport avec le repas.

MAROR (CONSOMMATION DE LA LAITUE) 1. On distribue à chaque convive une quantité minimum d'un Cazayit de laitue (28 grammes) trempée dans le 'Harosseth. 2. Lorsqu'on prépare la lai tue , il fau t bien l'examiner à la lumière pour s'assurer qu'elle n'est pas véreuse. 3. Pour maintenir le goût spécifique de la laitue, il faudra la secouer pour ne laisser qu'une petite quantité de 'Harosseth. 4. Avant de consommer la laitue on dit la Bérakha: Baroukh Ata A. E. Mélekh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsovtav Vétsivanou Al Akhilat Maror. (Béni sois Tu... qui nous a par ses préceptes, introduits dans la Kédoucha et nous a ordonné de manger le Maror. ) On pense également au Maror que l’on mangera à Kore’h. On ne mange pas la laitue en position accoudée. 5. Comme nous le disons dans la Hagada, nous mangeons la laitue, Maror qui en hébreu provient de la racine "amer", pour rappeler la façon dont les Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres

KOREKH (SANDWICH DE MATSA ET MAROR) 1. Le Korekh est un sandwich de Matsa (au minimum un Cazayit - 28 grammes) prise de la Matsa inférieure et recouverte d'une feuille de laitue également d'un minumum d'un Cazayit. O n le trempe dans le 'Harosseth puis on récite la section: Zékher Lamikdach... (en commémoration du Temple). On mange ensuite le Korekh, accoudé sur le côté gauche.

CHOUL'HANE OREKH (LE DINER) 1. On sert le dîner, mais on doit manger avec modération afin d'avoir assez d'appétit pour l'Afikomen. 2. On a l'usage dans certains endroits de s'abstenir de manger du rôti les soirs du Séder à cause de la similitude avec l'agneau pascal qui était rôti à la broche et qui est interdit de nos jours, le saint Temple n'existant pas. 3. Pendant le repas il est permis de boire du vin à volonté. 4. A table, on conversera de Torah et on se gardera de sujets profanes.

TSAFOUN: (L 'AFIKOMEN ) 1. Après avoir fini le dîner, on retire la demi-Matsa destinée à l'Afikomen qu'on avait cachée, recouverte d'une serviette, et chaque convive doit en manger la quantité minimum d'un Cazayit (comme évidemment cette demi Matsa ne suffit pas pour tous, on distribue un morceau à chacun qu'on complète par de la Matsa Chémoura qu'on a en réserve). On mange l'Afikomen en commémoration de l'agneau pascal dont on consommait la viande à la fin du repas, comme nous le déclarons dans la formule que l'on récite au préalable: Zékher Lékorbane Pessa'h Hanéékhal AI Hassobaa. 2. On consomme l'Afikomen accoudé sur le côté gauche. Cette position est obligatoire et au cas où on ne l'a pas adoptée, il faut manger un autre Cazayit de la façon prescrite. 3. On doit manger l'Afikomen avant minuit, car le Korbane Pessa'h se mangeait avant minuit. Si on n'a pas pu le consommer avant,on remplit tout de même son obligation après minuit. 4. Lorsque nous parlons de midi ou de minuit, il ne s'agit pas de 12h ou Oh de la montre mais de midi ou minuit selon la division du jour en heures solaires, variant d'après les endroits et les jours de l'année. Ces horaires figurent dans les calendriers. 5. Il est interdit de manger après l'Afikomen. Si par mégarde on a pris un fruit, il faut consommer de nouveau un Cazayit de Matsa à titre d'Afikomen. 6. Après l’Afikomen, on ne boit que les 3ème et 4ème coupes de vin obligatoires et de l’eau.

BAREKH (BIRKAT HAMAZONE) 1. Après la consommation de l'Afikomen on se lave les mains selon les règles de Mayim A’haronim, on remplit la coupe de vin, on la lève et on récite Birkat Hamazone. 2. On doit faire attention de ne pas omettre Yaalé Véyavo car si on a prié Birkat Hamazone sans dire Yaalé Véyavo, il faut la répéter. 3. A la fin de Birkat Hamazone, on boi t la coupe de vin , la 3ème, accoudé sur le côté gauche après avoir réciter la Bérakha sur le vin. On pense à s’acquitter aussi pour la 4èm e coupe. 4. On ne doit pas boire de vin entre cette 3ème coupe et la 4ème qui clôture le Hallel. HALLEL-

(RECITATION DU HALLEL) 1. On remplit la 4ème coupe de vin et on récite la deuxième partie du Hallel qui débute par Lo Lanou, précédée du morceau Chéfokh. 2. Au moment de commencer le Hallel, on a l'usage d'ouvrir la porte de la maison, comme signe de notre désir de vouloir accueillir Eliyahou Hanavi qui annoncera notre rédemption finale. S'il fait froid, on peut laisser la porte fermée. 3. Il faut animer le Séder pour que les assistants ne s'endorment pas et les encourager à réciter le Hallel avec beaucoup de joie. 4. Après le Hallel, complété par le psaume Hodou et la magnifique louange Nichmat Kol 'Hay suivie de la bénédiction de Yichtaba'h, on boit la 4ème coupe de vin, accoudé sur le côté gauche. 5. On boit une quantité Réviit de vin et on récite la Bérakha finale: Al Haguéfene. 6. Après la 4ème coupe, on ne doit plus rien manger ni boire sauf de l’eau.

NIRTSA: TOUT A ETE AGREE C'est un devoir de continuer à s'entretenir toute la nuit de Pessa'h du sujet de la sortie d'Egypte et de raconter les miracles et les merveilles que D. a réalisés en faveur de nos ancêtres, jusqu'à ce que le sommeil nous prenne. 

 
Fiche technique
Type de support Pdf

30 Autres produits dans la même catégorie :